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Oiseaux

Un insecticide porte atteinte aux oiseaux

Une étude hollandaise tient l’insecticide imidaclopride pour responsable du déclin de certains oiseaux. La Station ornithologique suisse part du principe que l’impact négatif de cet insecticide de la famille des néonicotinoïdes menace aussi les oiseaux de notre pays. Les preuves font toutefois défaut car l’étendue de l’utilisation des néonicotinoïdes en Suisse n’est pas communiquée.

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Les facteurs climatiques globaux influencent le succès de nidification des mésanges charbonnières

De nos jours, les mésanges charbonnières nichent plus tôt et sont plus productives qu’elles ne l’ont jamais été depuis un demi-millénaire. L’augmentation de la température printanière en est la cause. Les chercheurs de la Station ornithologique suisse de Sempach, des universités de Giessen et de Berne ainsi que de l’institut de recherche ornithologique de Wilhelmshaven apportent un nouvel éclairage sur l’effet complexe des facteurs climatiques dans la vie de certaines espèces animales.

Source: Station ornithologique suisse

Bannir le saturnisme chez les aigles

Cartouches de chasse en plomb – un risque pour les rapaces
Les aigles royaux sont apparemment encore régulièrement victimes d’intoxications au plomb. Dans une vaste étude, la Station ornithologique de Sempach et le Service de chasse et de pêche des Grisons ont examinés les résidus de ce métal chez l’aigle royal, le gypaète barbu et le grand-duc d’Europe. Les résultats suggèrent que les munitions de chasse sont la source de ce plomb, et les différents services de chasse prennent maintenant des mesures pour mieux protéger ces rapaces.

Source: Station ornithologique suisse

Le changement climatique modifie l’avifaune suisse

La Station ornithologique suisse attire l’attention sur les effets du changement climatique sur l’avifaune indigène.

Les populations d’espèces d’oiseaux thermophiles ont déjà fortement augmenté depuis au moins vingt ans. Le nouveau « Swiss Bird Index® Climate Change » de la Station ornithologique suisse montre la corrélation entre le changement climatique et l’évolution de l’avifaune indigène.

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Un nourrissage hivernal pour les oiseaux

Une expérience avec la nature pour développer sa conscience écologique.

Les personnes qui nourrissent les oiseaux en hiver permettent à nos amis à plumes de trouver plus facilement à manger. Par ailleurs, les mangeoires et les boules pour mésanges permettent, en particulier aux enfants, d’observer la faune indigène de tout près. Mais il est important que le nourrissage soit approprié.

Un nourrissage hivernal adapté doit respecter les points suivants :

  • La mangeoire doit être installée à un endroit dégagé, disposant à proximité d’abris dans lesquels les oiseaux peuvent se replier;
  • Les oiseaux ne doivent être nourris qu’en période de gel prolongé, de pluies givrantes ou de couverture neigeuse prolongée;
  • Seuls des mélanges éprouvés pour mangeurs de graines et mangeurs d’invertébrés, doivent être proposés; on peut en outre offrir des graines de tournesol ou de chanvre, des noix ou des noisettes et de la graisse. Les graines de céréales ne sont pas appréciées ; il faut renoncer aux mélanges contenant des graines d’ambroisie;
  • Proposer chaque jour de la nourriture fraîche, si possible le matin avant le lever du soleil, ainsi que l’après-midi (deux heures environ avant le crépuscule), selon les besoins;
  • Maintenir la nourriture au sec et à l’abri des saletés ou des déjections ; nettoyer la mangeoire quotidiennement.

Source : Station ornithologique suisse

Une chance pour les oiseaux des prairies

La Station ornithologique suisse et l’Association Suisse pour la Protection des Oiseaux ASPO/BirdLife Suisse approuvent les lignes directrices de la politique agricole 2014-17

Dans le cadre de la procédure de consultation sur la politique agricole 2014-17, le Conseil fédéral propose de supprimer les contributions forfaitaires pour animaux. Ce pas important vers une agriculture proche de la nature contribue à faire baisser la pression sur les espèces menacées comme le tarier des prés et l’alouette des champs. Sans cela, l’appauvrissement des prairies va continuer à progresser, également dans les régions de montagne.

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Les oiseaux exigeants sont en régression

Un suivi de l’avifaune suisse sur 20 ans

Le Swiss Bird Index SBI® montre que les effectifs des oiseaux qui ont des exigences élevées en matière d’habitat ont diminué en Suisse ces 20 dernières années. Les oiseaux nichant dans les marais et au bord des cours d’eau ont tout particulièrement de la difficulté à maintenir leurs effectifs. Si l’indice de l’ensemble des oiseaux nicheurs a tout de même une tendance positive, c’est surtout grâce aux espèces très répandues et peu exigeantes.

La Station ornithologique suisse, en collaboration étroite avec quelques centaines de bénévoles, surveille depuis longtemps l’évolution des effectifs des oiseaux nicheurs de Suisse. Avec le nouveau Swiss Bird Index SBI®, elle présente aujourd’hui les tendances précises de ces 20 dernières années.

Gagnants et perdants

« Si on considère l’évolution, durant ces 20 dernières années, de toutes les espèces d’oiseaux qui nichent régulièrement en Suisse, on voit qu’elle est légèrement positive », constate Niklaus Zbinden, le responsable du programme de suivi à la Station ornithologique suisse. « Parmi les 171 espèces évaluées, 72 sont en augmentation. »

Cependant, la Station ornithologique suisse se fait du souci pour les 40 espèces qui présentent une évolution négative, dont plusieurs figurent sur la Liste rouge. « Ce sont les effectifs des oiseaux nichant dans les marais qui évoluent le plus mal ». Il n’y a plus aucun indice de nidification pour le courlis cendré depuis 2007, ni pour la bécassine des marais depuis 2009.

Montrer l’état de la biodiversité

« Le Swiss Bird Index SBI® a été mis au point par la Station ornithologique suisse. Depuis 1990, il documente la situation des oiseaux nicheurs de Suisse avec des indices éloquents. Figurant parmi les indicateurs-clés de la stratégie de « développement durable » du Conseil fédéral, le Swiss Bird Index SBI® reflète l’état de la biodiversité en Suisse.

 

Communiqué de presse de la Station ornithologique suissse du 16.06.2011

Source

Keller, V., M. Kéry, H. Schmid & N. Zbinden (2011): Swiss Bird Index SBI®: Update 2010. Fiche Info. Station ornithologique suisse, Sempach.

Toujours moins d’oiseaux dans les prairies et les champs cultivés

Ces dix dernières années, les effectifs d’espèces d’oiseaux de la zone agricole ont continué de diminuer massivement. L’objectif fixé par la Confédération de conserver et favoriser ces espèces devient de moins en moins réalisable. Cependant, il reste un espoir : le Conseil fédéral a promis d’améliorer la situation de la biodiversité avec la nouvelle politique agricole.

La Station ornithologique suisse s’inquiète : ces dix dernières années, les effectifs de vanneaux huppés, d’alouettes des champs et de tariers des prés ont chacun diminué de 20%. Ces indicateurs infaillibles montrent que la biodiversité dans la zone agricole continue à baisser.

Grandes lacunes dans l’aboutissement des objectifs

Les Offices fédéraux de l’agriculture (OFAG) et de l’environnement (OFEV) ont défini dans leur rapport «  Objectifs environnementaux pour l’agriculture » quelles espèces d’oiseaux devaient être protégées et conservées dans les régions suisses utilisées pour l’agriculture. La Station ornithologique suisse a calculé un indice à partir des tendances d’effectifs de ces espèces. La courbe récemment publiée sur l’évolution des effectifs de ces espèces montre une baisse vertigineuse.

« Les espèces d’oiseaux particulièrement exigeantes parmi lesquelles se trouvent des espèces autrefois fréquentes comme le tarier des prés ou le bruant jaune, ont fortement décliné et ont déjà disparu de nombreux endroits » explique Simon Birrer de la Station ornithologique et auteur de l’étude. « L’exploitation agricole trop intensive en est la cause. L’emploi d’engrais et de produits phytosanitaires ainsi que la forte mécanisation anéantissent la nourriture de base de beaucoup d’espèces d’oiseaux et détruisent des sites de nidification. »

Lueur d’espoir

Mais malgré une situation initiale défavorable, un espoir demeure : dans la nouvelle politique agricole 2014-17, le Conseil fédéral indique comment il veut améliorer la situation des espèces animales et végétales menacées. Les agriculteurs qui fournissent des prestations de leur plein gré en faveur de l’environnement et de la diversité des espèces recevront plus de paiements directs. En même temps, l’attrait pour une intensification dommageable de la production sera diminué.

Il est possible d’allier la production de nourriture avec l’exploitation et la création d’habitats de haute valeur écologique. C’est ce que démontrent les producteurs de différents labels remportant beaucoup de succès sur le marché en ce moment.

 

Communiqué de presse de la Station ornithologique suisse du 14.04.2011

Source
Birrer S., M. Jenny & N. Zbinden (2011): Evolution des populations d’oiseaux nicheurs dans les zones agricoles de 1990 à 2009. Agrarforschung Schweiz 1 (2), 66-71.

La Pie-grièche à tête rousse ne niche plus en Suisse

La Pie-grièche à tête rousse, qui niche de préférence dans les arbres fruitiers, s’est faite rare ces dernières décennies. Dans les années 70, elle était encore fréquente dans les vergers. Mais depuis de nombreuses années, le nombre d’individus diminue progressivement pour arriver en 2006 à aucun nidification.
Cette pie-grièche ne trouve plus d’habitat adapté dans notre pays. Les grands vergers à haute tiges utilisés de manière extensive comme pâturages ou comme prairies de fauche.

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Le Grand tétras et du Pic mar en danger

Les habitats du Grand tétras et du Pic mar ne cessent de rétrécir en Suisse, ce qui provoque le déclin de leurs populations. L’Office fédéral de l’environnement (OFEV) a désormais élaboré des plans d’action pour protéger ces oiseaux menacés, en collaboration avec la Station ornithologique suisse de Sempach et l’Association suisse pour la protection des oiseaux ASPO/BirdLife Suisse.
Le Grand tétras a besoin de forêts de résineux naturelles et tranquilles, alors que le Pic mar vit dans les forêts de chênes. En Suisse, cependant, les forêts de résineux se sont souvent transformées en sylves sombres et uniformes au cours des dernières décennies, et elles subissent aussi des dérangements importants liés aux activités de loisirs. Quant aux chênaies nécessaires au Pic mar, il n’en subsiste plus que quelques fragments. Il est donc impératif de prendre des mesures de protection et de revalorisation si l’on souhaite éviter que le Grand tétras et le Pic mar ne disparaissent de nos forêts.
Berne, 29.04.2008

Office fédéral de l’environnement