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Énergie

Petits poêles, même combat

Selon une étude de l’Institut Paul Scherrer, la pollution atmosphérique causée par les petits poêles n’est pas à négliger non plus. À Roveredo (GR), les chauffages au bois locaux émettent en hiver jusqu’à six fois plus de poussières fines que les camions en transit sur la route du San Bernardino, très fréquentée. Pour résoudre le problème, le marché suisse propose désormais aussi des filtres à particules pour les petites installations telles que cheminées, poêles, chauffages à pellets et à plaquettes de bois et poêles à bûches. Dans le cadre de sa promotion des technologies environnementales, l’OFEV a entre autres soutenu un système mis au point par l’EMPA. Il fonctionne selon le principe d’un électrofiltre, peut être installé sur de petits chauffages en service et élimine en moyenne 70 % des poussières émises par les chauffages au bois conventionnels.
Ce nouveau filtre à particules est produit en série par l’entreprise suisse Rüegg depuis 2007.

http://www.ruegg-cheminee.com > Produits > Filtre à particules
Environnement 4/07

Du bois d’accord, mais jamais sans filtre

Les chauffages au mazout et au gaz polluent beaucoup moins qu’il y a vingt ans. Par contre, beaucoup de foyers à bois sont en perte de vitesse sur le plan des effluents gazeux. Le bois, un combustible indigène renouvelable, est bon pour le climat mais dégage trop de poussières fines. La Confédération inverse la tendance en renforçant les prescriptions concernant les grands chauffages au bois.

Environnement 4/07

L’ère du pétrole est à sa fin

L’offre et la demande fait le prix du produit. Le pétrole ne fait qu’augmenter comme on pouvait s’y attendre. Aujourd’hui, on se trouve déjà bien loin du seuil psychologique des 100 dollars le baril et nous entrons bien plus rapidement que prévu dans une nouvelle ère économique dont le défi est de remplacer l’or noir par une autre source et surtout de diminuer notre consommation énergétique.
Il ne s’agit pas seulement de remplacer son 4×4 par une voiture plus économique, mais bel et bien de changer sa manière de consommer. C’est le client qui achète un produit et qui contribue à la prospérité d’une entreprise, autant acheter un produit peu gourmand en pétrole et favoriser ceux qui les vendent. Les emballages multiples et en plastique parfois épais sont une absurdité, tant il faut du pétrole, sous forme d’énergie et de matière première, pour les produire. L’exemple des paquets rouges ou verts de chewing gums aux caisses de supermarchés est une aberration totale, un récipient en plastique très épais ne contient que 25 pièces, le prix de revient de l’emballage est probablement plus élevé que le prix du contenu.
À chaque achat, le bon sens est de mise, il faut s’imaginer l’énergie dépensée et la matière première utilisée pour la production du produit que nous avons entre les mains.
Chacun doit donc penser à l’impact environnemental de ses gestes quotidiens (achats, comportement).

La fin du pétrole dans 20 ans
Une consommation responsable de l’énergie fossile

Un champignon pour produire des biocarburants à partir des végétaux

Le champignon Trichoderma reesei dégrade de manière optimale les végétaux en sucres simples, composants de base de l’éthanol. Son génome vient d’être décrypté par des chercheurs du laboratoire Architecture et fonction des macromolécules biologiques (CNRS/Universités de la Méditerranée et de Provence), en collaboration avec une équipe américaine. Leurs résultats, publiés en ligne sur le site de la revue Nature biotechnology, montrent que seul un petit nombre de gènes est responsable de l’activité enzymatique du champignon. Ils offrent de nouvelles perspectives pour la fabrication de biocarburants de deuxième génération, à partir de débris végétaux.

Nature Biotechnology 26, 553 – 560 (2008)

Récupérer l’énergie plutôt que de la produire !

Si la plupart des applications de récupération d’énergie sont encore un stade expérimental, les avancées de la recherche font naître l’espoir de pouvoir fabriquer de l’électricité à partir de sources d’énergie variées, disponibles et gratuites.
À Rotterdam verra bientôt le jour une discothèque d’un nouveau genre ! Sa piste de danse, Sustainable dance club, récupérera l’énergie produite par les mouvements des danseurs sur le sol. Cette énergie sera ensuite transformée en électricité et permettra ainsi l’alimentation électrique des spots.
À Stockholm, c’est l’énergie dégagée par les quelques 250’000 voyageurs quotidiens de la gare centrale qui va être utilisée pour alimenter en partie le système de chauffage d’un nouvel immeuble voisin. La chaleur dégagée par les voyageurs chauffera de l’eau qui sera acheminée vers le nouveau bâtiment.

Actu-Environnement

Les diodes électroluminescentes

Une diode électroluminescente est un composant électronique, capable d’émettre de la lumière lorsqu’il est parcouru par un courant électrique. Les principaux avantages des LED résident dans leur encombrement minimal, leur résistance aux chocs, leur durée de vie de plus de 50’000 heures et leur efficacité énergétique.
En 2007, Audi et Lexus ont commercialisé des modèles munis de feux avant à base de LED. Plusieurs villes remplacent leur éclairage public par des LED dans le but de diminuer leur facture d’électricité et la pollution lumineuse du ciel (éclairage dirigé vers le bas). Le recours aux LED est aussi courant dans les feux tricolores. Les LED permettent des économies d’énergie, mais ce sont surtout les coûts de maintenance qui baissent, du fait de leur robustesse. Il existe également des lampes de poche à piles ou accumulateur à génératrice de recharge incorporé.

Sport et énergie renouvelable

Depuis mai 2005, le Stade de Suisse Wankdorf Bern est surmonté de la plus grande centrale solaire du monde intégrée à un complexe sportif. Sur 12’000 m2, son toit accueille en effet quelque 7’000 panneaux solaires en silicium polycristallin du fabricant japonais Kyocera, qui affichent un rendement de 15 %. En cas d’ensoleillement optimal, la puissance de pointe est de 1’300 kilowatts. Au cours d’une année, la centrale solaire produit donc près de 1’200’000 kWh de courant électrique, une quantité suffisante pour couvrir les besoins annuels de 400 foyers.

http://www.stadedesuisse.ch
http://www.bkw-fmb.ch

La biomasse comme énergie

En utilisant l’énergie de la biomasse, nous protégeons le climat : le carburant, l’électricité ou la chaleur produite à partir de biomasse ne génèrent aucune émission supplémentaire de CO2. Leur bilan en CO2 est en effet neutre.
Le cycle se referme lorsque les tontes de gazon, les déchets de cuisine ou les engrais de ferme sont transformés en énergie et en matière sur leurs lieux de production. Nous utilisons alors judicieusement nos déchets. L’énergie de la biomasse nous permet de miser sur un avenir durable.

http://www.biomasseenergie.ch

La Chine, bientôt le leader mondial des énergies renouvelables ?

La Chine va vraisemblablement atteindre et peut-être même dépasser son objectif de tirer 15 % de son énergie des énergies renouvelables d’ici 2020, selon le nouveau rapport établi par l’Institut Worldwatch.
Si la Chine poursuit sa volonté de diversifier ses ressources énergétiques et de devenir le numéro un mondial dans l’industrie des énergies renouvelables, ces dernières pourraient fournir plus de 30 % de l’énergie du pays d’ici 2050.

La consommation d’énergie en Suisse

  • La consommation finale d’énergie s’est accrue de 11,5% entre 1990 et 2005.
  • La consommation d’électricité a augmenté de 23% entre 1990 et 2005.
  • Depuis 1990, la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie varie entre 15,5 et 17,5%.

Près de 80% des besoins en énergie de la Suisse sont couverts par l’étranger. Environ deux tiers de l’énergie que nous consommons proviennent d’agents énergétiques fossiles tels que le pétrole, le gaz naturel et le charbon. La production et la consommation d’énergie ont un impact important sur l’environnement. La combustion d’agents énergétiques rejette dans l’atmosphère divers polluants atmosphériques et des gaz à effet de serre.
La consommation finale d’énergie par personne s’est stabilisée depuis les années 1990. Les fluctuations observées sont dues à des facteurs conjoncturels ou météorologiques. La consommation finale d’énergie continue toutefois de progresser en termes absolus, parallèlement à la croissance démographique.

http://www.environnement-suisse.ch/energie
http://www.energie-suisse.ch