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Eau

Dégradation inexorable des ressources en eau par les pesticides

La dégradation des eaux est lente et inexorable. Des modélisations établies par la communauté scientifique montrent ainsi la lenteur des transferts des produits chimiques vers un aquifère et des temps de dégradation qui se comptent en plusieurs dizaines d’années voir plus d’un siècle après leur emploi.
L’Institut Français de l’Environnement a publié son dernier rapport sur l’état de la contamination des eaux par les pesticides à partir de mesures effectuées au cours de l’année 2005 dans les cours d’eau et les nappes souterraines. Ces données confirment la dégradation des masses d’eau par les produits phytosanitaires (engrais, pesticides). Aucun fleuve ou cours d’eau ne semble aujourd’hui épargné par la présence de molécules toxiques (91 % des points de mesure des cours d’eau détectent des pesticides) tout comme 55% des points de surveillance des nappes souterraines.
Les niveaux de contamination sont significatifs : 36 % des points de mesure en eaux de surface ont une qualité moyenne à mauvaise et 25 % des points de mesure en eaux souterraines ont une qualité médiocre à mauvaise. Pour ces dernières, la contamination représente souvent de plus graves conséquences notamment pour la ressource en eau potable.

notre-planete.info

L’épuration biologique de l’eau

Les procédés biologiques sont le plus souvent utilisés pour le traitement secondaire des eaux résiduaires urbaines et industrielles. Dans leur configuration de base, ils sont essentiellement employés pour l’élimination des composés carbonés présents sous forme soluble tels que sucres, graisses, protéines, etc, pour lesquels les solutions par voie physico-chimique sont souvent peu efficaces, coûteuses ou difficiles

L’eau en montagne

Les montagnes couvrent une part très importante des surfaces de la terre. En Europe, elles couvrent 35,5 % du territoire total (90 % en Suisse et en Norvège) et plus de 95 millions d’Européens y vivent en 2006. Elles sont de véritables château d’eau et jouent un rôle capital dans la gestion des ressources aquifères car elles concentrent une part importante des précipitations et tous les grands fleuves et leurs principaux affluents y prennent leur source.
L’eau en montagne y est une richesse écologique mais aussi économique créatrice de développement : hydroélectricité, mise en bouteille d’eau minérale, sports et loisirs en eaux vives. En Europe, 37 grandes centrales hydrauliques sont implantées en montagne (sur 50, soit 74 %) auxquelles s’ajoutent 59 autres grandes centrales sur 312 (18,9 %).
Les montagnes présentent des situations particulières, car elles sont tout d’abord des zones de risques :

Pollution des eaux

L’utilisation de phosphates est interdite depuis 1986 dans les lessives, mais ce n’est pas le cas de la plupart des produits pour lave-vaisselle.
Le phosphore est indispensable

Les cours d’eau n’ont pas assez de place

Les inondations qui ont touchées la Suisse durant cet été et les années précédentes devraient faire réfléchir nos autorités politiques. La structure même des cours d’eau, qui comme chacun le sait, est composée d’un lit mineur utilisé en permanence et d’un lit majeur occupé pendant les crues. Ce principe existe et est connu depuis très longtemps.
Malheureusement, beaucoup de nos rivières et ruisseaux n’ont plus de place pour s’étendre en période de fortes eaux. L’eau va de toute manière prendre la place qu’il lui faut, mais ses conséquences peuvent être grave. Les inondations de cet été ont démontrées que le bon sens quant au choix des zones constructibles n’est pas le même pour tous.
Il est grand temps que nos rivières et ruisseaux retrouvent leur espace vital, pas uniquement pour la faune et la flore qui y vit, mais également pour que notre espace de vie soit durable et sans risque.