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C’est donc possible

Cet article présente le point de vue de l’auteur et ne représente pas forcément celui d’EcoGeste.ch.

Dr Philippe Roch, ex-secrétaire d’Etat à l’Environnement

Des navettes toutes les vingt minutes, un service Noctambus qui relie Genève, Zürich, Bâle et Berne jusqu’à 3 heures du matin.
Deux mille cinq cents trains supplémentaires mis à disposition par les CFF. Un trafic régional qui fonctionne 24 heures sur 24.
Ces bonnes nouvelles en vrac me font rosir de bonheur. Enfin les autorités politiques auraient-elles compris qu’il faut augmenter massivement l’offre des transports publics pour enrayer la croissance du trafic automobile encombrant, polluant et dangereux?
Mais voilà ces bonnes nouvelles ne concernent que l’Euro 08. Pourquoi ne parvient-on pas à faire cet effort pour les besoins bien plus importants et quotidiens de la population, pour le trafic pendulaire, pour le tourisme, pour les déplacements quotidiens en ville, entre villes et entre ville et campagne?

« Les Suisses dépensent chaque année pour leurs déplacements routiers plus de 65 millards de francs »

L’objection des coûts ne tient pas la route! À Meyrin où l’on reconstruit enfin une ligne de tram qui existait déjà en 1896, on creuse en même temps un tunnel pour faciliter l’accès des frontaliers au centre-ville en automobile! Les 5 kilomètres de la route d’évitement de Bulle coûtent 300 millions. Des politiciens vaudois et genevois veulent élargir à trois pistes l’autoroute Genève-Lausanne. Les Suisses dépensent chaque année pour leurs déplacements routiers plus de 65 milliards de francs, alors qu’ils ne dépensent que six fois moins pour les transports public.
On voit bien que l’argent existe; il est juste investi dans la mauvaise direction.

L’Illustré 20/08