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Mammifères

Le blaireau et son statut d’espèce protégée

Le Blaireau européen, Meles Meles, est reconnu comme étant une espèce jouant un rôle important dans les écosystèmes et ne devrait plus être considéré comme « nuisible ».
Son régime alimentaire est très varié et son impact sur les cultures est peu important. De plus, ses effectifs sont en diminution, c’est pourquoi il n’y a aucune raison valable actuellement de maintenir cette espèce au plan de chasse.
Les seuls pays européens à permettre encore la chasse du blaireau sont la France, l’Allemagne et la Suisse.
N’attendons pas qu’il n’y ait plus d’individu pour le protéger. Si c’est le cas, la Suisse autorisera peut-être son tir quand il reviendra, comme pour le loup.

Il est temps que le blaireau obtienne le statut d’espèce protégée en Suisse !

L’ours JJ3 abattu – L’homme est un dangereux prédateur

L’Ours brun JJ3 a été abattu le 14 avril 2008 dans les Grisons pour des raisons de sécurité. Selon les autorités, la sécurité de l’homme passe toujours avant la protection de l’ours. Le problème est que la notion de sécurité et de risque est toute relative.
D’autres pays cohabitent très bien avec les ours, même s’ils viennent se nourrir des ordures et qu’ils ne sont pas farouches dans cette situation. Le bon sens de chacun est de mise afin de garantir un cohabitation entre ce grand prédateur et notre société. C’est à nous d’apprendre à vivre avec lui, l’inverse n’étant pas vraiment possible. Si une espèce accroît sa population et son aire de répartition, c’est qu’elle est adaptée à son milieu et qu’elle a sa place (mise à part les espèces invasives).
On parle de « Plan de gestion de l’ours brun en Suisse », mais comment veut-on gérer une espèce dont le nombre d’individus ne dépasse pas 2 ou 3. On devrait plutôt parler de gestion des conflits d’intérêts (chasseurs, éleveurs).

Des grands prédateurs en Suisse
Les abattages de lynx planifiés dans le canton de Soleure

Le Canada autorise la chasse de 270’000 jeunes phoques du Groenland

Le Ministère canadien des Pêches et Océans (MPO) a une fois de plus décidé de ne pas tenir compte des avis scientifiques en définissant le Total Admissible de Captures (TAC) pour les phoques du Groenland bien au-dessus de ce que peut supporter l’’espèce. Les écologistes du monde entier et les experts d’IFAW (Fonds international pour la protection des animaux) sont effarés par l’’augmentation des ces quotas fixés par le gouvernement canadien, alors qu’il est scientifiquement prouvé que la population de ces phoques décline.

http://www.stoppezlachasseauphoque.ca

Les abattages de lynx planifiés dans le canton de Soleure

Deux lynx doivent être capturés dans le Jura soleurois, pour être déplacés ailleurs en Suisse ou dans un pays voisin. Si le déplacement n’a pas lieu, le canton de Soleure a décidé de les tuer afin de réduire la population locale.
Il est totalement scandaleux d’abattage des animaux protégés. En Suisse, le lynx est une espèce protégée par la Loi sur la chasse. Il n’est permis d’abattre des individus isolés que s’ils commettent des dégâts insupportables ou qu’une autre espèce est menacée d’extinction. En revanche, aucune réduction du nombre de lynx en vue d’influencer la population de chevreuils n’est prévue dans la Loi.
Pourtant, le département de l’économie du canton de Soleure a ordonné à fin 2007 l’abattage de deux lynx cette année dans le Jura soleurois pour en réduire l’effectif.
Les populations de lynx se régulent d’elles-mêmes comme tout prédateur. Si la nourriture vient à manquer, alors il va s’en suivre un diminution des effectif. Ce principe simple n’est apparemment pas compris de tous.
Pour que ce grand félin y retrouve sa place, il faut de bonnes populations au niveau régional afin qu’il puisse revenir naturellement, ou procéder à des déplacements ciblés.
Les fédérations suisses de chasse refusent les deux alternatives, et réclament unilatéralement la réduction drastique des populations de lynx. On pourrait également réclamer une diminution drastique de la population de chasseurs. N’oublions pas que la chasse n’a sa place que parce qu’elle joue le rôle des prédateurs qu’elle a fait disparaître. Si les milieux de la chasse veulent continuer d’oeuvrer dans leur loisir, ils doivent accepter des compromis en admettant qu’il y ait d’autres prédateurs en compétition avec eux, ce qui devrait rendre la chasse plus intéressante. Une synergie entre les différents intérêts est une solution durable pour tous, à chacun de trouver sa place en modérant sa position.
Un premier abattage de lynx en vue de réduire son effectif constituerait une évolution dangereuse du statut de cet animal, pouvant mener à terme à une nouvelle disparition.

Des grands prédateurs en Suisse

Le retour de grands prédateurs, tels que le Loup, le Lynx et enfin l’Ours brun, est une chance unique pour la Suisse et son tourisme.
À chaque apparition d’un nouveau prédateur, les chasseurs s’en plaignent, car il représente un concurrent. Actuellement, la chasse ne joue plus le rôle qu’elle jouait