Migration des amphibiens
La migration des amphibiens et les mesures de protection dans le Canton du Jura.
Un nourrissage hivernal pour les oiseaux
Une expérience avec la nature pour développer sa conscience écologique.
Les personnes qui nourrissent les oiseaux en hiver permettent à nos amis à plumes de trouver plus facilement à manger. Par ailleurs, les mangeoires et les boules pour mésanges permettent, en particulier aux enfants, d’observer la faune indigène de tout près. Mais il est important que le nourrissage soit approprié.
Un nourrissage hivernal adapté doit respecter les points suivants :
- La mangeoire doit être installée à un endroit dégagé, disposant à proximité d’abris dans lesquels les oiseaux peuvent se replier;
- Les oiseaux ne doivent être nourris qu’en période de gel prolongé, de pluies givrantes ou de couverture neigeuse prolongée;
- Seuls des mélanges éprouvés pour mangeurs de graines et mangeurs d’invertébrés, doivent être proposés; on peut en outre offrir des graines de tournesol ou de chanvre, des noix ou des noisettes et de la graisse. Les graines de céréales ne sont pas appréciées ; il faut renoncer aux mélanges contenant des graines d’ambroisie;
- Proposer chaque jour de la nourriture fraîche, si possible le matin avant le lever du soleil, ainsi que l’après-midi (deux heures environ avant le crépuscule), selon les besoins;
- Maintenir la nourriture au sec et à l’abri des saletés ou des déjections ; nettoyer la mangeoire quotidiennement.
Source : Station ornithologique suisse
Respecter, c’est protéger
L’hiver représente pour la faune sauvage des Alpes une période très difficile.
Les animaux limitent fortement leurs déplacements pour économiser leur énergie. Lors de dérangements imprévus, les oiseaux s’envolent et consomment beaucoup d’énergie.
Pour éviter cela, les cantons définissent des zones de tranquillité pour le gibier, dans lesquelles les activités humaines sont limitées.
Toutes les zones de tranquillité de Suisse sont synthétiquement représentées sur deux pages internet. Utilisez ces entrées pour vous informer lors d’excursions hivernales et planifier votre itinéraire en conséquence.
Quatre règles
- Respectez les zones de tranquillité et les sites de protection: les animaux sauvages s’y retirent pour se nourrir et se reposer.
- En forêt, restez sur les itinéraires et les sentiers balisés: les animaux sauvages peuvent ainsi s’habituer à votre présence.
- Évitez les lisières et les surfaces non enneigées: les animaux sauvages apprécient tout particulièrement ces endroits.
- Tenez votre chien en laisse, en particulier en forêt: les animaux sauvages fuient en présence de chiens en liberté.
Liens:
Nous vous souhaitons de belles excursions hivernales!
La biodiversité est en net recul
Parmi les 1.8 millions d’espèces décrites par les biologistes, on distingue près d’un million d’insectes et 300’000 plantes.
Toutes ces espèces ne sont pas présentes pour leur beauté. Chaque espèce joue un rôle important par ses relations avec son milieu et les autres espèces.
Le grand nombre d’espèces, la biodiversité et les interactions entre les plantes, les animaux, les microorganismes et l’espèce humaine permettent à la vie de se perpétuer.
La biodiversité est indispensable à la vie.
Malheureusement, elle est en péril par la période d’extinction massive qu’on vie actuellement. Ceci est la conséquence de l’explosion démographique humaine qui exploite et colonise plus rapidement que jamais.
Notre espèce a tout de même sa place dans la nature, mais à condition de la respecter et de l’exploiter correctement. Une trop grande densité de moutons dans les Alpes, et broutant dans des milieux inadéquats, porte une atteinte grave à la biodiversité par une destruction des pelouses alpines et une érosion du terrain.
Chacun peu favoriser la biodiversité en se comportant de manière respectueuse dans la nature en ne cueillant pas de fleurs, en n’hurlant pas en pleine forêt et en ne sortant pas des chemins balisés.
Chez soi, il suffit de remplacer le gazon vert monotone par une prairie de fleurs, habitée par des papillons et le hérisson, et qui sera fouchée au bon moment.
Une chance pour les oiseaux des prairies
La Station ornithologique suisse et l’Association Suisse pour la Protection des Oiseaux ASPO/BirdLife Suisse approuvent les lignes directrices de la politique agricole 2014-17
Dans le cadre de la procédure de consultation sur la politique agricole 2014-17, le Conseil fédéral propose de supprimer les contributions forfaitaires pour animaux. Ce pas important vers une agriculture proche de la nature contribue à faire baisser la pression sur les espèces menacées comme le tarier des prés et l’alouette des champs. Sans cela, l’appauvrissement des prairies va continuer à progresser, également dans les régions de montagne.
Les oiseaux exigeants sont en régression
Un suivi de l’avifaune suisse sur 20 ans
Le Swiss Bird Index SBI® montre que les effectifs des oiseaux qui ont des exigences élevées en matière d’habitat ont diminué en Suisse ces 20 dernières années. Les oiseaux nichant dans les marais et au bord des cours d’eau ont tout particulièrement de la difficulté à maintenir leurs effectifs. Si l’indice de l’ensemble des oiseaux nicheurs a tout de même une tendance positive, c’est surtout grâce aux espèces très répandues et peu exigeantes.
Toujours moins d’oiseaux dans les prairies et les champs cultivés
Ces dix dernières années, les effectifs d’espèces d’oiseaux de la zone agricole ont continué de diminuer massivement. L’objectif fixé par la Confédération de conserver et favoriser ces espèces devient de moins en moins réalisable. Cependant, il reste un espoir : le Conseil fédéral a promis d’améliorer la situation de la biodiversité avec la nouvelle politique agricole.
La Station ornithologique suisse s’inquiète : ces dix dernières années, les effectifs de vanneaux huppés, d’alouettes des champs et de tariers des prés ont chacun diminué de 20%. Ces indicateurs infaillibles montrent que la biodiversité dans la zone agricole continue à baisser.
Grandes lacunes dans l’aboutissement des objectifs
Les Offices fédéraux de l’agriculture (OFAG) et de l’environnement (OFEV) ont défini dans leur rapport « Objectifs environnementaux pour l’agriculture » quelles espèces d’oiseaux devaient être protégées et conservées dans les régions suisses utilisées pour l’agriculture. La Station ornithologique suisse a calculé un indice à partir des tendances d’effectifs de ces espèces. La courbe récemment publiée sur l’évolution des effectifs de ces espèces montre une baisse vertigineuse.
« Les espèces d’oiseaux particulièrement exigeantes parmi lesquelles se trouvent des espèces autrefois fréquentes comme le tarier des prés ou le bruant jaune, ont fortement décliné et ont déjà disparu de nombreux endroits » explique Simon Birrer de la Station ornithologique et auteur de l’étude. « L’exploitation agricole trop intensive en est la cause. L’emploi d’engrais et de produits phytosanitaires ainsi que la forte mécanisation anéantissent la nourriture de base de beaucoup d’espèces d’oiseaux et détruisent des sites de nidification. »
Lueur d’espoir
Mais malgré une situation initiale défavorable, un espoir demeure : dans la nouvelle politique agricole 2014-17, le Conseil fédéral indique comment il veut améliorer la situation des espèces animales et végétales menacées. Les agriculteurs qui fournissent des prestations de leur plein gré en faveur de l’environnement et de la diversité des espèces recevront plus de paiements directs. En même temps, l’attrait pour une intensification dommageable de la production sera diminué.
Il est possible d’allier la production de nourriture avec l’exploitation et la création d’habitats de haute valeur écologique. C’est ce que démontrent les producteurs de différents labels remportant beaucoup de succès sur le marché en ce moment.
Communiqué de presse de la Station ornithologique suisse du 14.04.2011
Source
Birrer S., M. Jenny & N. Zbinden (2011): Evolution des populations d’oiseaux nicheurs dans les zones agricoles de 1990 à 2009. Agrarforschung Schweiz 1 (2), 66-71.
Le WWF et l’ASPO/BirdLife Suisse déposent une plainte contre la Suisse
Une espèce sur deux est menacée en Suisse. Jusqu´à présent, la Suisse n’a pas jugé bon d’endosser sa responsabilité internationale quant à la biodiversité. Le WWF et l’Association Suisse pour la Protection des Oiseaux ASPO/BirdLife ont donc déposé une plainte contre notre pays auprès du Conseil de l´Europe à Strasbourg.
Une nouvelle espèce d’araignées mesurant 20 cm
Notre écosystème est mis en danger par de nombreux facteurs, dont celui des espèces envahissantes. Cette espèce d’araignées, qui n’a pas encore été identifiée, est en train de conquérir de nouveaux territoires comme l’Europe. Elle a été récemment découverte dans le canton de Bâle-Campagne et son expansion se fait au détriment de la faune indigène.
Cette espèce mesure 20 cm et forme des groupes de plusieurs dizaines d’individus.
Durant les 150 dernières années, 87 espèces d’araignées sont arrivées clandestinement en Europe. Les échanges commerciaux internationaux ont un effet évident sur cette évolution.
La biodiversité sur la flèche du temps
Conférence de Jacques Blondel, Directeur de recherche émérite au CNRS.
Aula du Collège de Delémont, le 1er décembre 2007, 15h00.
Organisation: Cercle d’études scientifiques de la Société jurassienne d’émulation (CES) en collaboration avec la Société d’écologie et de protection des oiseaux de Delémont (SEPOD), Pro Natura et le WWF Jura.
Compte-rendu de la conférence
Chronique d’un déclin continu et conséquences des changements globaux
Le nombre d’espèces décrites est d’environ 1.75 millions, et on estime le nombre total d’espèce entre 7 et 10 millions. L’extinction actuelle est estimé